{"id":218,"date":"2018-09-21T18:02:37","date_gmt":"2018-09-21T18:02:37","guid":{"rendered":"http:\/\/sauvepargrace.com\/?p=218"},"modified":"2020-04-11T13:42:32","modified_gmt":"2020-04-11T13:42:32","slug":"la_responsabilite_de_l_homme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/sermons\/la_responsabilite_de_l_homme\/","title":{"rendered":"La responsabilit\u00e9 de l&rsquo;homme (Charles H. Spurgeon)"},"content":{"rendered":"<p>Si je n&rsquo;\u00e9tais pas venu , et que je ne leur eusse pas parl\u00e9, ils n&rsquo;auraient point de p\u00e9ch\u00e9; mais, maintenant, ils n&rsquo;ont point d&rsquo;excuse de leur p\u00e9ch\u00e9 (Jean 15:22).<\/p>\n<p>Le p\u00e9ch\u00e9 par excellence de la nation juive, celui qui mit le comble \u00e0 la mesure de ses iniquit\u00e9s, ce fut, sans contredit, le rejet de J\u00e9sus-Christ comme Messie. La venue du Sauveur avait \u00e9t\u00e9 clairement annonc\u00e9e par les proph\u00e8tes; aussi les vrais Isra\u00e9lites, qui attendaient l&rsquo;accomplissement des oracles divins, comme Sim\u00e9on et Anne la proph\u00e9tesse, n&rsquo;eurent pas plus t\u00f4t contempl\u00e9 le petit enfant J\u00e9sus, qu&rsquo;ils reconnurent en lui la consolation d&rsquo;Isra\u00ebl et se r\u00e9jouirent d&rsquo;avoir vu le salut de Dieu. Mais parce que J\u00e9sus-Christ ne r\u00e9pondit point \u00e0 l&rsquo;attente de la g\u00e9n\u00e9ration perverse \u00e0 laquelle il fut envoy\u00e9, parce qu&rsquo;il ne vint point environn\u00e9 de pompe et rev\u00eatu de magnificence, parce qu&rsquo;il ne fut entour\u00e9 ni du prestige d&rsquo;un prince ni des honneurs d&rsquo;un roi de la terre, les Juifs refus\u00e8rent de le recevoir. Il monta comme un rejeton devant lui, et comme une racine qui sort d&rsquo;une terre s\u00e8che; il fut m\u00e9pris\u00e9 et on n&rsquo;en fit aucun cas (\u00c9sa\u00efe 53:2-3). Mais l\u00e0 ne s&rsquo;arr\u00eata point le p\u00e9ch\u00e9 des Juifs. Non contents de nier le caract\u00e8re messianique de J\u00e9sus, ils lui vou\u00e8rent une haine implacable; alt\u00e9r\u00e9s de son sang, ils le pourchass\u00e8rent pendant toute sa vie; et leur malice diabolique ne fut pleinement assouvie que lorsque, assis aux pieds de la croix, ils purent suivre du regard, avec une joie f\u00e9roce, les derni\u00e8res convulsions et la lente agonie de leur Messie crucifi\u00e9. Et bien qu&rsquo;au-dessus de la croix on l\u00fbt ces mots remarquables \u00ab J\u00e9sus de Nazareth, le Roi des Juifs \u00bb, ils ne voulurent jamais reconna\u00eetre comme leur roi le Fils \u00e9ternel de Dieu; c&rsquo;est pourquoi aussi ils le crucifi\u00e8rent, car s&rsquo;ils l&rsquo;eussent connu, dit saint Paul, ils n&rsquo;auraient jamais crucifi\u00e9 le Seigneur de gloire (1 Corinthiens 2:8).<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre vais-je vous surprendre, mes chers auditeurs, en vous disant que le p\u00e9ch\u00e9 des Juifs est journellement r\u00e9p\u00e9t\u00e9 par les Gentils. Ce que les premiers ont fait une fois, un tr\u00e8s grand nombre des seconds le font chaque jour. N&rsquo;y a-t-il pas, en effet, dans le monde; n&rsquo;y a-t-il pas, m\u00eame parmi ceux qui \u00e9coutent en cet instant ma voix, une foule d&rsquo;\u00e2mes immortelles, qui oublient, qui m\u00e9connaissent le Messie? Peut-\u00eatre ne prenez-vous pas la peine de le rejeter ouvertement; puisque vous vivez dans ce que l&rsquo;on appelle un pays chr\u00e9tien, vous croiriez vous d\u00e9shonorer en blasph\u00e9mant son nom. Peut-\u00eatre m\u00eame \u00eates-vous attach\u00e9s \u00e0 la saine doctrine, et admettez-vous que J\u00e9sus est \u00e0 la fois Fils de Dieu et fils de Marie; mais c&rsquo;est l\u00e0 tout. Vous ne tenez aucun compte de ses droits; vous lui refusez l&rsquo;honneur qui lui est d\u00fb; vous semblez le juger indigne de votre confiance. Il n&rsquo;est point votre R\u00e9dempteur; vous ne soupirez point apr\u00e8s son second av\u00e8nement, et vous n&rsquo;esp\u00e9rez point \u00eatre sauv\u00e9 par son sang. Bien plus, comme les Juifs, vous \u00eates les meurtriers de Christ, car ne savez-vous pas qu&rsquo;en tant que vous m\u00e9prisez son \u00c9vangile, vous crucifiez de nouveau le Fils de Dieu et le livrez \u00e0 l&rsquo;ignominie? Oui, chaque fois que vous entendez la pr\u00e9dication de la parole et que vous la laissez \u00e9couler; chaque fois que votre conscience est atteinte et que vous \u00e9touffez sa voix; chaque fois que vous tremblez \u00e0 l&rsquo;ou\u00efe des menaces de Dieu, mais que vous vous empressez de dire avec F\u00e9lix&nbsp;: <em>Va-t\u2019en pour cette fois, et quand j\u2019en aurai le loisir, je te rappellerai<\/em>. Chaque fois, dis-je, que vous agissez ainsi, souvenez-vous, \u00f4 p\u00e9cheurs, que vous prenez en quelque sorte le marteau et le clou pour d\u00e9chirer de nouveau la main meurtrie de mon Sauveur et que vous rouvrez ses plaies sanglantes! Ou bien encore, chaque fois que vous outragez Christ dans la personne d&rsquo;un de ses membres; chaque fois que vous insultez ses ministres; que vous entravez l\u2019\u0153uvre de ses serviteurs; que vous faites tort \u00e0 l\u2019\u00c9vangile par votre mauvais exemple, ou que par vos railleries, vous d\u00e9tournez une \u00e2me de la recherche de la v\u00e9rit\u00e9; chaque fois, dis-je, que vous commettez de telles choses, vous trempez, autant qu&rsquo;il d\u00e9pend de vous, dans cette grande iniquit\u00e9, dans ce forfait sans \u00e9gal qui a attir\u00e9 sur Isra\u00ebl la mal\u00e9diction divine, et en punition duquel il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9, lui, le peuple \u00e9lu, \u00e0 errer sur la surface de la Terre, jusqu&rsquo;au jour de la glorieuse r\u00e9apparition du Messie, de ce Messie qui a paru une premi\u00e8re fois pour souffrir, mais qui reviendra pour r\u00e9gner; de ce Prince de gloire que dans ce moment m\u00eame Juifs et Gentils attendent avec une \u00e9gale anxi\u00e9t\u00e9, et qu&rsquo;Isra\u00ebl doit reconna\u00eetre enfin comme son Roi.<\/p>\n<p>Je me propose aujourd&rsquo;hui, mes chers auditeurs, d&rsquo;\u00e9tablir un parall\u00e8le entre vous et la nation juive; ou plut\u00f4t, je voudrais, avec l&rsquo;aide de Dieu, vous faire sentir, en appliquant mon texte \u00e0 votre conscience, que si vous rejetez Christ, vous commettez le m\u00eame p\u00e9ch\u00e9 et vous encourez la m\u00eame mal\u00e9diction que le peuple d\u00e9icide. Si je n\u2019\u00e9tais pas venu et que je ne leur eusse pas parl\u00e9, dit J\u00e9sus-Christ, ils n&rsquo;auraient point de p\u00e9ch\u00e9; mais maintenant, ils n&rsquo;ont point d&rsquo;excuse de leur p\u00e9ch\u00e9. Et nous observerons d&rsquo;abord que Christ vient \u00e0 vous et vous parle, tout aussi r\u00e9ellement qu&rsquo;aux anciens Juifs, par l&rsquo;organe de ses ministres. Nous \u00e9tablirons, en second lieu, que le rejet du message de Christ aggrave la culpabilit\u00e9 de l&rsquo;homme, et ensuite que la pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile le laisse absolument sans excuse. Enfin, nous avertirons bri\u00e8vement, mais solennellement, tous ceux qui m\u00e9prisent le Sauveur, de la condamnation effroyable qui les attend.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>I.<\/strong><\/p>\n<p>Christ vient \u00e0 vous et parle \u00e0 vos consciences par l&rsquo;organe de ses ministres : tel est, ai-je dit, le premier point sur lequel je d\u00e9sire appeler votre attention.<\/p>\n<p>Lorsque, dans le d\u00e9sert, le peuple d&rsquo;Isra\u00ebl m\u00e9prisa Mo\u00efse et murmura contre lui, le serviteur de Dieu r\u00e9pondit avec douceur : <em>Vos murmures ne sont pas contre nous<\/em>, <em>mais ils sont contre l\u2019\u00c9ternel <\/em>&nbsp;(Exode 16:8). Et ce langage, mes fr\u00e8res, tout v\u00e9ritable ministre de Christ est en droit de le tenir. Oui, nous appuyant sur l\u2019\u00c9criture, nous pouvons dire en toute v\u00e9rit\u00e9 : \u00ab Qui nous rejette ne nous rejette pas nous-m\u00eames, mais il rejette celui qui nous a envoy\u00e9s; et qui m\u00e9prise notre parole m\u00e9prise, non point la parole d&rsquo;un homme, mais celle du Dieu tout-puissant. \u00bb Sans doute, le ministre de l\u2019\u00c9vangile n&rsquo;est qu&rsquo;un homme, qu&rsquo;un homme faible et p\u00e9cheur; il n&rsquo;est investi d&rsquo;aucun pouvoir sacerdotal; mais Dieu l&rsquo;a choisi et l&rsquo;a rev\u00eatu des dons du Saint-Esprit, afin qu&rsquo;il annon\u00e7\u00e2t le salut \u00e0 ses fr\u00e8res; et lorsqu&rsquo;il pr\u00eache la v\u00e9rit\u00e9 avec la vertu qui lui vient d&rsquo;en haut, le Seigneur ne d\u00e9daigne pas de l&rsquo;appeler son ambassadeur; il le place comme une sentinelle sur les murs de Sion; il lui donne la charge d&rsquo;\u00e2mes, et il d\u00e9clare que celui-l\u00e0 se rend coupable de r\u00e9bellion contre le Tr\u00e8s-Haut qui foule aux pieds le fid\u00e8le message de son fid\u00e8le serviteur. Si je parle de mon propre chef, peu importe assur\u00e9ment que je sois \u00e9cout\u00e9 ou non; mais si je parle en ma qualit\u00e9 d&rsquo;ambassadeur de Christ, prenez garde de ne pas m\u00e9priser ma voix. Si je viens \u00e0 vous avec les raisonnements de la sagesse humaine, libre \u00e0 chacun d&rsquo;accepter ou de rejeter mes enseignements; mais si par la puissance de l&rsquo;Esprit, je vous annonce la Parole qui est descendue du ciel, vous suppliant instamment de la recevoir, souvenez-vous que si vous la rejetez, c&rsquo;est aux risques et p\u00e9rils de vos \u00e2mes! Car, encore une fois, ce n&rsquo;est pas nous qui parlons, mais c&rsquo;est l&rsquo;Esprit de l\u2019\u00c9ternel notre Dieu qui parle par nous. Oh! qu\u2019il est sacr\u00e9, qu\u2019il est solennel le minist\u00e8re \u00e9vang\u00e9lique, consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 ce point de vue! Fils des hommes, mettez-vous bien dans l\u2019esprit que nous ne sommes autre chose que l&rsquo;\u00e9cho de la voix de Dieu! Tout ministre de l\u2019\u00c9vangile qui a v\u00e9ritablement re\u00e7u vocation d&rsquo;en haut ne fait que transmettre \u00e0 ses fr\u00e8res le message qu&rsquo;il a re\u00e7u de son Ma\u00eetre; et il n&rsquo;a garde de rien changer \u00e0 ce message, car il a constamment sous les yeux cette grave exhortation de l&rsquo;Ap\u00f4tre : Prends garde \u00e0 toi et \u00e0 l&rsquo;instruction; pers\u00e9v\u00e8re dans ces choses; car en faisant cela, tu te sauveras toi-m\u00eame et ceux qui t&rsquo;\u00e9coutent (1Timoth\u00e9e 4:16), et il croit toujours entendre derri\u00e8re lui une voix mena\u00e7ante qui murmure \u00e0 son oreille : Si tu n&rsquo;avertis pas le m\u00e9chant, il mourra dans son iniquit\u00e9, mais je redemanderai son sang de ta main (\u00c9z\u00e9chiel 33:8)! Oh! que ne puis-je, en ce moment m\u00eame, tracer en caract\u00e8res de feu, au milieu de cette grande assembl\u00e9e, ce cri d&rsquo;un ancien proph\u00e8te : <em>0 terre, terre, terre, \u00e9coute la parole de l\u2019\u00c9ternel! <\/em>car en v\u00e9rit\u00e9 je vous le dis, aussi longtemps que nous annon\u00e7ons l\u2019\u00c9vangile, pur de tout alliage, c&rsquo;est comme si Dieu vous exhortait par notre minist\u00e8re, et la Parole que nous pr\u00eachons a autant de droits \u00e0 votre respect que si L\u2019\u00c9ternel lui-m\u00eame vous parlait du sommet de Sina\u00ef, au lieu de vous parler par l&rsquo;humble interm\u00e9diaire de ses indignes serviteurs.<\/p>\n<p>Et maintenant, recueillons-nous devant cette s\u00e9rieuse v\u00e9rit\u00e9, et que chacun de nous se pose cette question : \u00ab N&rsquo;ai-je pas offens\u00e9 Dieu de la mani\u00e8re la plus criante, en n\u00e9gligeant les moyens de gr\u00e2ce qu&rsquo;il a mis \u00e0 ma port\u00e9e? \u00bb J&rsquo;en appelle \u00e0 votre conscience, mes fr\u00e8res : que de fois ne vous \u00eates-vous pas tenus \u00e9loign\u00e9s de la maison de Dieu, quand Dieu lui-m\u00eame y faisait entendre sa voix! Qu&rsquo;eussiez-vous pens\u00e9, je vous le demande, des enfants d&rsquo;Isra\u00ebl, si, m\u00e9prisant la convocation de J\u00e9hovah, ils eussent err\u00e9 dans le d\u00e9sert le jour du sabbat, au lieu d&rsquo;aller au pied de la sainte montagne \u00e9couter les ordres de l\u2019\u00c9ternel? Et pourtant c&rsquo;est l\u00e0 ce que vous avez fait. Vous avez recherch\u00e9 vos aises et vos plaisirs, et n\u00e9glig\u00e9 la maison de pri\u00e8res; vous avez \u00e9cout\u00e9 le chant de sir\u00e8ne de la tentation, et ferm\u00e9 l&rsquo;oreille \u00e0 la voix du Tr\u00e8s-Haut; vous avez err\u00e9 dans les sentiers tortueux du monde, au lieu de vous rendre \u00e0 l&rsquo;invitation de l\u2019\u00c9ternel votre Dieu qui vous appelait dans son sanctuaire. Et alors m\u00eame que vous y \u00eates venus, que de fois y avez-vous apport\u00e9 un \u0153il distrait, une oreille inattentive! Vous avez entendu comme si vous n&rsquo;entendiez point. L&rsquo;oreille de votre corps a bien saisi quelques sons; mais l&rsquo;homme int\u00e9rieur, qui est en vous, a \u00e9t\u00e9 sourd. Semblables \u00e0 l&rsquo;aspic qui bouche son oreille et qui n&rsquo;\u00e9coute point la voix du charmeur le plus expert en charmes (Psaumes 58:5-6), vous n&rsquo;avez tenu compte ni de nos pri\u00e8res ni de nos menaces. Bien plus : l&rsquo;Esprit de Dieu lui-m\u00eame, j&rsquo;ose l&rsquo;affirmer, a parl\u00e9 une fois ou l&rsquo;autre \u00e0 vos consciences. N&rsquo;est-il pas vrai qu&rsquo;il y a eu un jour au moins dans votre vie o\u00f9, assis peut-\u00eatre \u00e0 cette m\u00eame place, sur ce m\u00eame banc, vous trembl\u00e2tes en \u00e9coutant l\u2019\u00c9vangile? Vos genoux s&rsquo;entrechoquaient, vous \u00e9tiez \u00e9perdus, et tandis qu&rsquo;un puissnt Boanerges tonnait contre le p\u00e9cheur, lui criant de la part du Ma\u00eetre : Pr\u00e9pare-toi \u00e0 la rencontre de ton Dieu, consid\u00e8re tes voies, mets ordre \u00e0 ta maison, car tu t&rsquo;en vas mourir, \u2014 il vous semblait entendre la voix, non d&rsquo;un homme, mais d&rsquo;un ange du ciel. Et pourtant (\u00f4 inconcevable folie!) \u00e0 peine e\u00fbtes-vous franchi le seuil de la maison de Dieu, que d\u00e9j\u00e0 vous aviez tout oubli\u00e9! Vous avez \u00e9teint l&rsquo;Esprit, et contrist\u00e9 l&rsquo;Esprit de gr\u00e2ce; vous avez impos\u00e9 silence aux murmures de votre conscience; vous avez \u00e9touff\u00e9 d\u00e8s le berceau ces pri\u00e8res naissantes qui commen\u00e7aient \u00e0 se former dans vos c\u0153urs, et noy\u00e9 impitoyablement dans les distractions du monde ces jeunes et saintes aspirations qui venaient d&rsquo;\u00e9clore dans vos \u00e2mes. Vous avez repouss\u00e9 loin de vous tout ce qui est bon, tout ce qui est sacr\u00e9. Vous \u00eates retourn\u00e9s \u00e0 vos mauvaises voies; vous avez de nouveau err\u00e9 sur les montagnes du p\u00e9ch\u00e9 et dans les vall\u00e9es de l&rsquo;iniquit\u00e9. Et en agissant ainsi, savez-vous, mes amis, ce que vous avez fait? Vous avez m\u00e9pris\u00e9 Dieu!&#8230; M\u00e9priser Dieu! Oh! si le Saint-Esprit daignait en cet instant faire sentir \u00e0 chacun de vous tout ce qu&rsquo;il y a de terrible dans ces deux mots, je suis assur\u00e9 que du sein de cette grande assembl\u00e9e, s&rsquo;\u00e9l\u00e8verait une voix de deuil et de lamentation, et que ce lieu de culte serait chang\u00e9 en un lieu de pleurs et de grands g\u00e9missements! Oh! mes fr\u00e8res, avoir m\u00e9pris\u00e9 Dieu, foul\u00e9 aux pieds le Fils de l&rsquo;homme, trait\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement sa croix, rejet\u00e9 les tendres invitations de son amour et les avertissements de sa gr\u00e2ce! Quelle \u00e9normit\u00e9! Quel crime!<\/p>\n<p>N\u2019avez-vous jamais s\u00e9rieusement r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 ces choses? Vous avez cru peut-\u00eatre qu&rsquo;en rejetant la pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile, vous ne m\u00e9prisiez qu&rsquo;un homme : pensez d\u00e9sormais, je vous en conjure, que c&rsquo;est Christ que vous m\u00e9prisez. Car Christ vous a parl\u00e9; il vous a parl\u00e9, j&rsquo;ose le dire, par la bouche m\u00eame de son faible serviteur qui est maintenant devant vous. Ah! oui, Dieu m&rsquo;est t\u00e9moin que souvent Christ a pleur\u00e9 avec ces yeux et parl\u00e9 avec ces l\u00e8vres! Dieu m&rsquo;est t\u00e9moin que je n&rsquo;ai recherch\u00e9 qu&rsquo;une seule chose parmi vous : le salut de vos \u00e2mes. Tant\u00f4t, par des paroles rudes et s\u00e9v\u00e8res, j&rsquo;ai voulu vous contraindre \u00e0 chercher un refuge au pied de la croix; tant\u00f4t, par des accents \u00e9mouvants et tendres, j&rsquo;ai essay\u00e9 de vous gagner \u00e0 mon R\u00e9dempteur. Et \u00e9tait-ce moi qui vous parlais alors? Non! c&rsquo;\u00e9tait J\u00e9sus qui vous parlait par moi. C&rsquo;\u00e9tait lui qui vous criait : \u00abRegardez \u00e0 moi, vous tous les bouts de la terre, et soyez sauv\u00e9s. \u00bb C&rsquo;\u00e9tait lui qui vous disait : \u00ab Venez \u00e0 moi, vous tous qui \u00eates travaill\u00e9s et charg\u00e9s, et je vous soulagerai! \u00bb C&rsquo;\u00e9tait lui qui vous avertissait que vous p\u00e9ririez si vous n\u00e9gligiez un si grand salut. Si donc vous avez ou\u00ef ces appels, et que vous les avez oubli\u00e9s; si vous avez re\u00e7u ces invitations et que vous les avez refus\u00e9es, souvenez-vous que vous avez m\u00e9pris\u00e9, non pas nous, mais notre Ma\u00eetre; et malheur \u00e0 vous, vous dis-je, malheur \u00e0 vous, \u00e0 moins que vous ne vous repentiez, car c&rsquo;est une chose terrible que de m\u00e9priser <em>la voix de celui qui nous parle des cieux <\/em>(H\u00e9breux 12:25) !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>II.<\/strong><\/p>\n<p>Mais passons au second point de notre sujet, qui est celui-ci : le rejet de l\u2019\u00c9vangile AGGRAVE LA CULPABILIT\u00c9 DE L&rsquo;HOMME.<\/p>\n<p>Et d&rsquo;abord, un mot d&rsquo;explication est n\u00e9cessaire, sans quoi ma pens\u00e9e pourrait \u00eatre mal comprise. Il est des personnes qui, \u00e9tant all\u00e9es dans la maison de Dieu, ont \u00e9t\u00e9 tellement saisies par le sentiment de leurs p\u00e9ch\u00e9s, qu&rsquo;elles n&rsquo;osent y retourner; et Satan a m\u00eame fini par les persuader qu&rsquo;il est de leur devoir de fuir toute occasion d&rsquo;entendre l\u2019\u00c9vangile, \u00ab car, leur dit-il, plus vous l&rsquo;entendrez, plus s\u00e9v\u00e8re sera votre condamnation. \u00bb C&rsquo;est une erreur, mes amis. Non, vous ne risquez pas d&rsquo;aggraver votre condamnation par le fait seul que vous allez dans la maison de Dieu; vous l&rsquo;aggraveriez bien plut\u00f4t en n&rsquo;y allant pas; car en vous en tenant \u00e9loign\u00e9s, vous rejetez deux fois le Seigneur : vous le rejetez mat\u00e9riellement aussi bien que spirituellement. Non seulement, comme le paralytique qui \u00e9tait couch\u00e9 aupr\u00e8s du r\u00e9servoir de B\u00e9thesda, vous n&rsquo;entrez point dans les eaux de la gr\u00e2ce, mais encore vous ne voulez point, comme lui, vous tenir aupr\u00e8s du r\u00e9servoir; en d&rsquo;autres termes, vous refusez de vous placer sous l&rsquo;influence de la Parole de Dieu; c&rsquo;est pourquoi vous amassez sur votre t\u00eate une double mesure de responsabilit\u00e9. Je le r\u00e9p\u00e8te : la simple audition de l\u2019\u00c9vangile n&rsquo;aggrave pas le p\u00e9ch\u00e9 de l&rsquo;homme; ce qui l&rsquo;aggrave, c&rsquo;est le rejet conscient et volontaire de cet \u00c9vangile. Ainsi, tout homme qui, apr\u00e8s avoir \u00e9cout\u00e9 la bonne nouvelle du salut, s&rsquo;en va pour rire et se moquer de ce qu&rsquo;il vient d&rsquo;entendre, ou bien qui, apr\u00e8s avoir re\u00e7u de s\u00e9rieuses impressions, permet aux inqui\u00e9tudes et aux plaisirs de la vie d&rsquo;\u00e9touffer la bonne semence dans son c\u0153ur, un tel homme accro\u00eet sa culpabilit\u00e9 de la mani\u00e8re la plus effrayante.<\/p>\n<p>Mais comment le fait-il? De deux mani\u00e8res. D&rsquo;abord, il se rend coupable d&rsquo;un nouveau p\u00e9ch\u00e9, d&rsquo;un p\u00e9ch\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais commis auparavant. Qu&rsquo;on m&rsquo;am\u00e8ne un Hottentot, un habitant de Kamschatka, un sauvage enfant des d\u00e9serts, auquel n&rsquo;est jamais parvenu l\u2019\u00c9vangile de J\u00e9sus. Il se peut que cet homme ait commis tous les forfaits qui figurent dans le catalogue du crime; toutefois, je connais un p\u00e9ch\u00e9 dont il est innocent : il n&rsquo;a jamais rejet\u00e9 la Parole de Christ, puisqu&rsquo;il n&rsquo;a jamais eu l&rsquo;occasion de la conna\u00eetre. Mais quant \u00e0 vous, mes amis, qui \u00eates plac\u00e9s sous l&rsquo;influence directe de l\u2019\u00c9vangile, vous avez par cela m\u00eame une nouvelle occasion d&rsquo;offenser Dieu, et chaque fois que vous avez repouss\u00e9 ses appels, sachez-le bien, vous avez ajout\u00e9 un p\u00e9ch\u00e9 de plus \u00e0 la liste d\u00e9j\u00e0 si longue de vos transgressions. Je le sais, de telles paroles sonnent mal aux oreilles de bien des gens. Souvent, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 repris par certains hommes qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s de la v\u00e9rit\u00e9, parce que j&rsquo;enseigne que le simple rejet de Christ constitue un p\u00e9ch\u00e9. Mais que m&rsquo;importent les attaques des ennemis de l\u2019\u00c9vangile? Que m&rsquo;importent leurs injures? J&rsquo;ai pour moi la Parole de Dieu, et cela me suffit. Oui, la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;homme est clairement enseign\u00e9e dans la Bible, et je ne pense pas qu&rsquo;un ministre de Christ puisse \u00eatre net du sang des \u00e2mes confi\u00e9es \u00e0 ses soins, s&rsquo;il ne rend de fr\u00e9quents et solennels t\u00e9moignages \u00e0 cette v\u00e9rit\u00e9 capitale. \u00ab&nbsp;<em>Quand l&rsquo;Esprit de v\u00e9rit\u00e9 sera venu, il convaincra le monde de p\u00e9ch\u00e9, de justice et de jugement : de p\u00e9ch\u00e9, parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas cru en moi. \u2014 Or, voici la cause de la condamnation; c&rsquo;est que la lumi\u00e8re est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aim\u00e9 les t\u00e9n\u00e8bres que la lumi\u00e8re. \u2014 Celui qui ne croit point est d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9, parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. \u2014 Si je n&rsquo;eusse pas fait parmi eux les \u0153uvres qu&rsquo;aucun autre n&rsquo;a faites, ils n&rsquo;auraient point de p\u00e9ch\u00e9; mais maintenant, ils les ont vues, et ils ont ha\u00ef et moi et mon P\u00e8re. \u2014 Malheur \u00e0 toi, Chorazin! malheur \u00e0 toi, Bethsa\u00efda! Car si les miracles qui ont \u00e9t\u00e9 faits au milieu de vous avaient \u00e9t\u00e9 faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu&rsquo;elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre; c&rsquo;est pourquoi Tyr et Sidon seront trait\u00e9es moins rigoureusement au jour du jugement que vous. \u2014 Il nous faut faire une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous les laissions \u00e9couler; car si la parole qui a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e par les anges a eu son effet, et si toute transgression et toute d\u00e9sob\u00e9issance a re\u00e7u une juste punition, comment \u00e9chapperons-nous si nous n\u00e9gligeons un si grand salut? \u2014 Si quelqu&rsquo;un avait viol\u00e9 la loi de Mo\u00efse, il mourait sans mis\u00e9ricorde sur le t\u00e9moignage de deux ou de trois personnes; combien plus grand croyez-vous que doive \u00eatre le supplice dont sera jug\u00e9 digne celui qui aura foul\u00e9 aux pieds le Fils de Dieu, et tenu pour une chose profane le sang de l&rsquo;alliance, par lequel il avait \u00e9t\u00e9 sanctifi\u00e9, et qui aura outrag\u00e9 l&rsquo;Esprit de la gr\u00e2ce<\/em>?&nbsp;(Jean 16:8-9; 3:18-19; 15:24 ; Luc 10:13-14; H\u00e9b. 2:1-3; 10:28-29)<em>\u00bb <\/em><\/p>\n<p><em>&nbsp;<\/em>Vous le voyez, mes fr\u00e8res, je cite textuellement l\u2019\u00c9criture; or, si ces divers passages ne signifient point que le rejet de Christ est un p\u00e9ch\u00e9, et le p\u00e9ch\u00e9 qui, par-dessus tous les autres, rend l&rsquo;\u00e2me humaine passible de la perdition \u00e9ternelle; si, dis-je, ils n&rsquo;ont point ce sens, j&rsquo;affirme qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont absolument aucun, mais qu&rsquo;ils sont des lettres mortes dans la Parole de Dieu. Assur\u00e9ment l&rsquo;adult\u00e8re, le meurtre, le larcin, le mensonge, tous ces p\u00e9ch\u00e9s sont mortels et damnables; toutefois, la repentance peut les effacer par les m\u00e9rites du sang de J\u00e9sus. Mais une \u00e2me qui rejette Christ est perdue sans espoir. Le meurtrier, le voleur, l&rsquo;intemp\u00e9rant peuvent entrer dans le royaume des cieux si, ha\u00efssant sinc\u00e8rement leurs iniquit\u00e9s, ils saisissent la croix de Christ; mais tout homme qui ferme son c\u0153ur au Seigneur J\u00e9sus, qu&rsquo;il soit un grand p\u00e9cheur ou un homme vertueux selon le monde, sera perdu sans ressource.<\/p>\n<p>Et consid\u00e9rez je vous prie, mes chers auditeurs, combien est odieux le p\u00e9ch\u00e9 que vous commettez, en repoussant Christ. On peut dire avec v\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;il contient dans ses entrailles tous les autres p\u00e9ch\u00e9s. Et d&rsquo;abord, j&rsquo;y vois le meurtre : car si un criminel sur l&rsquo;\u00e9chafaud refuse la gr\u00e2ce qui lui est offerte, ne devient-il pas son propre meurtrier? J&rsquo;y vois l&rsquo;orgueil : car si vous vous d\u00e9tournez du Sauveur, c&rsquo;est votre c\u0153ur orgueilleux qui en est cause. J&rsquo;y vois la r\u00e9bellion : car vous faites la guerre \u00e0 Dieu en m\u00e9prisant son Fils. J&rsquo;y vois le crime de haute trahison : car vous vous insurgez contre votre Souverain l\u00e9gitime, vous prenez les armes contre Celui qui a \u00e9t\u00e9 sacr\u00e9 Roi de toute la terre. Oh! mes fr\u00e8res, je vous en supplie, r\u00e9fl\u00e9chissez \u00e0 votre conduite. Quoi! le Seigneur J\u00e9sus est descendu du ciel, il a \u00e9t\u00e9 clou\u00e9 sur un bois inf\u00e2me; l\u00e0, il est mort au milieu d&rsquo;indicibles angoisses, et du haut de cette croix maudite, il abaisse sur vous un regard d&rsquo;amour, en vous disant : \u00ab Venez \u00e0 moi, vous tous qui \u00eates fatigu\u00e9s et charg\u00e9s! \u00bb Et vous osez le m\u00e9priser encore! Et vous refusez d&rsquo;\u00e9couter ses appels! Et vous passez \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui avec indiff\u00e9rence! Ah! n&rsquo;infligez-vous pas \u00e0 mon Sauveur la plus cruelle des blessures? Et ne faites-vous pas preuve de l&rsquo;ingratitude la plus insigne, la plus r\u00e9voltante, la plus diabolique en vous d\u00e9tournant de Celui qui a donn\u00e9 sa vie pour vous?\u2026 <em>Oh! si vous vouliez \u00eatre&nbsp;<\/em><em>sage! Si vous vouliez comprendre ceci! Si vous consid\u00e9riez votre derni\u00e8re fin!<\/em><\/p>\n<p>Mais il y a plus. En rejetant Christ, non seulement vous ajoutez un nouveau p\u00e9ch\u00e9 \u00e0 tous ceux que vous avez d\u00e9j\u00e0 commis, mais encore vous rendez ceux-ci beaucoup plus graves. Il ne peut pas faire le mal \u00e0 aussi bon march\u00e9 qu&rsquo;un autre, l&rsquo;homme qui a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sous l&rsquo;influence de l\u2019\u00c9vangile. Lorsque des personnes sans lumi\u00e8re et sans intelligence spirituelle offensent Dieu, leur conscience ne les reprend pas toujours; aussi leur culpabilit\u00e9 n&rsquo;est-elle pas aussi grande que celle de l&rsquo;\u00e2me qui p\u00e8che \u00e9tant \u00e9clair\u00e9e. As-tu vol\u00e9 avant d&rsquo;entendre la Parole de Dieu? Tu as mal fait; mais vole apr\u00e8s avoir entendu cette Parole, et tu seras dix fois plus coupable. As-tu menti avant de conna\u00eetre l\u2019\u00c9vangile? Tout menteur aura sa part dans l&rsquo;\u00e9tang de feu; mais continue \u00e0 mentir apr\u00e8s l&rsquo;avoir connu, et il semble en v\u00e9rit\u00e9 que pour toi, la fournaise de la g\u00e9henne doive \u00eatre chauff\u00e9e sept fois autant que de coutume. Celui qui p\u00e8che \u00e9tant dans l&rsquo;ignorance est \u00e0 quelque degr\u00e9 excusable; mais celui qui p\u00e8che contre la lumi\u00e8re et la connaissance, p\u00e8che dans les circonstances les plus aggravantes. Rejetez Christ et, du m\u00eame coup, vous noircissez tous vos autres p\u00e9ch\u00e9s. Le m\u00e9pris de Christ est comme la lime \u00e0 l&rsquo;aide de laquelle le p\u00e9cheur r\u00e9volt\u00e9 aiguise la hache, le coutre et l&rsquo;\u00e9p\u00e9e dont il se sert pour combattre le Tr\u00e8s-Haut. Mieux vous connaissez Christ, plus votre culpabilit\u00e9 grandit et augmente si vous le rejetez. Telle est, mes fr\u00e8res, la v\u00e9rit\u00e9 de Dieu. V\u00e9rit\u00e9 solennelle, v\u00e9rit\u00e9 saisissante, et que les ministres de l\u2019\u00c9vangile ne devraient jamais annoncer sans \u00eatre \u00e9mus jusqu&rsquo;au fond de l&rsquo;\u00e2me. Oh! qu&rsquo;il est s\u00e9rieux surtout d&rsquo;avoir un tel message \u00e0 vous faire entendre, \u00e0 vous, mes chers auditeurs, qui de tous les hommes vivant sous le soleil, \u00eates peut-\u00eatre ceux auxquels les paroles de mon texte s&rsquo;appliquent avec le plus de force! Oui, vous dis-je, s&rsquo;il est des \u00e2mes dans le monde auxquelles il sera beaucoup redemand\u00e9, ce sont les v\u00f4tres! Sans doute, vous n&rsquo;\u00eates pas les seuls qui jouissiez de grands privil\u00e8ges; vous n&rsquo;\u00eates pas les seuls qui ayez entendu pr\u00eacher l\u2019\u00c9vangile avec puret\u00e9 et avec force; mais, j&rsquo;en atteste le Dieu vivant, ce Dieu qui au dernier jour jugera entre vous et moi, il n&rsquo;est personne sur la terre qui ait plus re\u00e7u que vous. De toutes les puissances de mon \u00eatre, je me suis efforc\u00e9 d&rsquo;\u00eatre fid\u00e8le envers vos \u00e2mes. Jamais je n&rsquo;ai cherch\u00e9, en employant des mots sonores ou un langage technique, \u00e0 rehausser ma propre sagesse. Je vous ai parl\u00e9 clairement, nettement, famili\u00e8rement; et si parfois, il est \u00e9chapp\u00e9 de mes l\u00e8vres un mot qui ne f\u00fbt pas \u00e0 la port\u00e9e de tous, c&rsquo;est \u00e0 mon insu ou par m\u00e9garde. Je vous ai annonc\u00e9 l\u2019\u00c9vangile dans toute sa simplicit\u00e9. Jamais, je puis le dire, je ne vous ai parl\u00e9 avec froideur. Comme les anciens proph\u00e8tes, chaque fois que j&rsquo;ai mont\u00e9 les degr\u00e9s de la chaire, j&rsquo;aurais pu m&rsquo;\u00e9crier : <em>La charge de l\u2019\u00c9ternel, la charge de l\u2019\u00c9ternel est sur moi!<\/em> Car mon c\u0153ur \u00e9tait gros de parler, et mon \u00e2me bouillonnait au-dedans de moi; et alors m\u00eame que j&rsquo;ai pr\u00each\u00e9 avec faiblesse, si mes paroles \u00e9taient rudes et mal choisies, du moins puis-je me rendre le t\u00e9moignage qu&rsquo;elles partaient de l&rsquo;abondance de mon c\u0153ur. J&rsquo;ai r\u00e9pandu devant vous mon \u00e2me tout enti\u00e8re; j&rsquo;ai essay\u00e9 de tous les moyens pour vous rendre attentifs aux choses de Dieu; et si en bouleversant le ciel et la terre, j&rsquo;avais cru trouver un mot qui p\u00fbt vous gagner \u00e0 mon Sauveur, Dieu sait que j&rsquo;aurais tent\u00e9 de le faire. Je vous ai annonc\u00e9 tout le conseil de mon Ma\u00eetre; je vous ai repris sans m\u00e9nagements; je n&rsquo;ai point fait usage de mots couverts. J&rsquo;ai d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 ce si\u00e8cle ses forfaits, et \u00e0 chacun de vous ses iniquit\u00e9s. Je n&rsquo;ai eu garde de mitiger la Bible pour plaire, aux go\u00fbts charnels des hommes. Quand Dieu a dit : <em>Damner<\/em>, j&rsquo;ai dit : <em>Damner<\/em>; je n&rsquo;ai point remplac\u00e9 ce mot qui froisse les oreilles d\u00e9licates de notre g\u00e9n\u00e9ration, par celui plus doux de condamner. J&rsquo;ai appel\u00e9 les choses par leur vrai nom; je n&rsquo;ai ni voil\u00e9 ni d\u00e9guis\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9; mais \u00e0 toute conscience humaine, je me suis efforc\u00e9, comme en pr\u00e9sence de Dieu, d&rsquo;exposer le salut avec hardiesse, avec puissance, avec ferveur et avec z\u00e8le. Je n&rsquo;ai eu honte ni d&rsquo;\u00e9lever bien haut les glorieuses doctrines de la gr\u00e2ce (quoiqu\u2019en cela faisant je me sois attir\u00e9 les injures des ennemis de la croix) ni de pr\u00eacher comme aujourd&rsquo;hui la solennelle responsabilit\u00e9 de l&rsquo;homme (quoi qu&rsquo;une autre caste de gens m&rsquo;ait mis \u00e0 l&rsquo;index pour cette raison). Et Dieu sait, mes chers auditeurs, que si je parle de cette mani\u00e8re, ce n&rsquo;est point pour me glorifier; c&rsquo;est uniquement afin de vous faire rentrer en vous-m\u00eames, et afin de vous prouver que vous \u00eates les plus coupables des hommes si vous rejetez l\u2019\u00c9vangile. Car, encore une fois, cet \u00c9vangile, vous le connaissez; il vous est annonc\u00e9 en cet instant m\u00eame; si donc vous persistez \u00e0 m\u00e9priser Christ, souvenez-vous que vous amassez sur vos t\u00eates une mesure toujours plus grande de la col\u00e8re de Dieu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>III.<\/strong><\/p>\n<p>Et maintenant, d\u00e9veloppons notre troisi\u00e8me proposition. La pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile de Christ, avons-nous dit, enl\u00e8ve toute excuse a ceux qui l&rsquo;ont entendu et rejet\u00e9. H\u00e9las, combien toute excuse est vaine devant l\u2019\u0153il de Celui qui sonde toutes choses! Dans le grand jour de la temp\u00eate de la col\u00e8re de Dieu, malheur \u00e0 l&rsquo;\u00e2me qui n&rsquo;aura pour se mettre \u00e0 couvert que le ch\u00e9tif abri d\u2019une excuse! N\u00e9anmoins, je le reconnais, une excuse vaut mieux que rien. Et de m\u00eame qu&rsquo;un homme qui n&rsquo;aurait ni asile ni refuge, s&rsquo;estimerait bien heureux, par la pluie et le froid, de pouvoir du moins s&rsquo;envelopper dans un manteau, de m\u00eame toute conscience qui se sent coupable est bien aise, \u00e0 d\u00e9faut de mieux, de rassembler autour d&rsquo;elle quelques mis\u00e9rables lambeaux d&rsquo;excuses. Mais maintenant, dit J\u00e9sus Christ, maintenant que je suis venu \u00e0 vous et que je vous ai parl\u00e9, maintenant vous n&rsquo;avez plus d&rsquo;excuse de vos p\u00e9ch\u00e9s. Voyageur \u00e9gar\u00e9, tu devras affronter la temp\u00eate sans le v\u00eatement qui te prot\u00e9geait. \u00c2me coupable, tu devras para\u00eetre devant ton Juge sans le plus l\u00e9ger voile pour att\u00e9nuer tes iniquit\u00e9s : d\u00e9pouill\u00e9e, d\u00e9couverte, d\u00e9masqu\u00e9e, tu es laiss\u00e9e absolument sans excuse.<\/p>\n<p>Pour mieux vous faire saisir cette importante v\u00e9rit\u00e9, je vais passer en revue, mes chers amis, quelques-unes des excuses derri\u00e8re lesquelles l&rsquo;homme se pla\u00eet \u00e0 se retrancher, et nous verrons ce qu&rsquo;elles deviennent en pr\u00e9sence de la fid\u00e8le pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile.<\/p>\n<p>Et d&rsquo;abord, l&rsquo;excuse qui se retrouve le plus souvent dans la bouche du p\u00e9cheur est celle-ci: \u00ab Quand j&rsquo;ai commis telle ou telle iniquit\u00e9, j&rsquo;ignorais que je faisais mal.&nbsp;\u00bb Il est possible que le pa\u00efen ait quelque droit d&rsquo;all\u00e9guer cette excuse, mais quant \u00e0 vous, mes fr\u00e8res, je soutiens que vous n&rsquo;en avez aucun. Par sa loi sainte, Dieu vous a fait solennellement conna\u00eetre ce qui est mal. Vous savez les dix commandements; vous avez lu aussi le commentaire qu&rsquo;en a fait notre Ma\u00eetre; vous n&rsquo;ignorez pas qu&rsquo;il a \u00e9tendu et spiritualis\u00e9 la loi morale, et qu&rsquo;il nous a appris, par exemple, que le septi\u00e8me commandement : <em>Tu ne commettras point adult\u00e8re<\/em>, d\u00e9fend non seulement tout acte impur, mais toute pens\u00e9e ou tout regard de convoitise. Si le farouche Indien commet un meurtre, il est, jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, excusable : je ne doute pas que sa conscience ne lui crie qu&rsquo;il fait mal de r\u00e9pandre le sang de son fr\u00e8re, mais ses livres sacr\u00e9s lui enseignent qu&rsquo;il fait bien; c&rsquo;est pourquoi il a une ombre d&rsquo;excuse. De m\u00eame lorsque le mahom\u00e9tan<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> se livre sans contrainte \u00e0 la volupt\u00e9, je ne doute pas qu&rsquo;une voix int\u00e9rieure ne le condamne; toutefois, puisque son Coran l\u00e9gitime l&rsquo;impuret\u00e9, on peut admettre en sa faveur quelques circonstances att\u00e9nuantes. Mais vous qui faites profession de croire \u00e0 la Bible, vous qui la poss\u00e9dez dans vos maisons et qui n&rsquo;avez qu&rsquo;\u00e0 sortir dans vos rues pour entendre annoncer l\u2019\u00c9vangile, quelle excuse semblable, je vous le demande, pourriez-vous faire valoir? Ne p\u00e9chez-vous pas avec la loi divine affich\u00e9e, en quelque sorte, sur la muraille devant vos yeux? Ne violez-vous pas volontairement les ordres bien connus de Celui qui a parl\u00e9 des cieux, et qui vous a parl\u00e9 directement \u00e0 vous-m\u00eames?<\/p>\n<p>Mais , dira un autre , lorsque j&rsquo;ai p\u00e9ch\u00e9 je ne savais pas \u00e0 quel s\u00e9v\u00e8re ch\u00e2timent je m&rsquo;exposais.&nbsp;\u00bb Vous ne le saviez pas, mon cher auditeur! Et \u00e0 qui la faute, je vous prie? L\u2019\u00c9vangile ne vous a-t-il pas averti? J\u00e9sus-Christ ne vous a-t-il pas dit et redit que ceux qui ne veulent pas le recevoir seront jet\u00e9s dans les t\u00e9n\u00e8bres de dehors, dans le lieu des pleurs et des grincements de dents? Ne vous a-t-il pas d\u00e9clar\u00e9 express\u00e9ment que les m\u00e9chants s&rsquo;en iront aux peines \u00e9ternelles, et les justes \u00e0 la vie \u00e9ternelle? Ne vous a-t-il point parl\u00e9 lui-m\u00eame et du ver qui ne meurt point et du feu qui ne s\u2019\u00e9teint point? Et vos pasteurs (si du moins ils sont fid\u00e8les), ne vous ont-ils pas fait entendre \u00e0 leur tour ces redoutables v\u00e9rit\u00e9s? Ah! c&rsquo;est en vain que vous essaieriez de le nier : vous avez p\u00e9ch\u00e9, sachant tr\u00e8s bien que vous perdiez votre \u00e2me! Vous avez bu la coupe empoisonn\u00e9e, sachant tr\u00e8s bien que la mort \u00e9ternelle \u00e9tait au fond; vous l&rsquo;avez vid\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la lie, sachant tr\u00e8s bien que dans chaque goutte de cette coupe br\u00fblait d\u00e9j\u00e0 le feu de l&rsquo;enfer! Vous avez d\u00e9truit votre \u00e2me les yeux ouverts. Comme un b\u0153uf qui s&rsquo;en va \u00e0 la boucherie, et comme un fou qui s&rsquo;en va aux ceps pour \u00eatre ch\u00e2ti\u00e9 (Proverbes 7:22), vous avez march\u00e9 tout droit \u00e0 votre ruine; comme l&rsquo;agneau qui l\u00e8che le couteau de l&rsquo;\u00e9gorgeur, vous avez caress\u00e9 les instruments de votre perte; et vous avez fait tout cela, je le r\u00e9p\u00e8te, sciemment, volontairement, avec une pleine connaissance de cause : c&rsquo;est pourquoi vous \u00eates sans excuse.<\/p>\n<p>\u00ab Il est vrai que je connais la loi de Dieu, dira-t-on encore; il est vrai aussi qu&rsquo;en faisant le mal, je savais \u00e0 quoi je m&rsquo;exposais; mais j&rsquo;ignore ce que je dois faire pour \u00eatre sauv\u00e9. \u00bb Y a-t-il ici quelqu&rsquo;un qui ait l&rsquo;audace de pr\u00e9senter une telle excuse? En v\u00e9rit\u00e9, il faudrait qu&rsquo;il e\u00fbt un front d&rsquo;airain! Depuis dix, vingt, trente, quarante ou cinquante ann\u00e9es, la plupart d&rsquo;entre vous entendent la pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile. Ces mots : \u00ab Crois et vis ! crois et vis! \u00bb retentissent chaque jour \u00e0 vos oreilles. Comment donc oseriez-vous dire: \u00ab Nous ne connaissons point le chemin du salut? \u00bb D\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge le plus tendre, vous avez \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s sous l&rsquo;influence de la v\u00e9rit\u00e9. Le doux nom de J\u00e9sus est un des premiers mots que votre langue enfantine ait appris \u00e0 b\u00e9gayer. Vous avez suc\u00e9 pour ainsi dire le lait du saint \u00c9vangile avec le lait de votre m\u00e8re. Et pourtant, malgr\u00e9 tous ces privil\u00e8ges, malgr\u00e9 toutes ces faveurs, vous n&rsquo;avez jamais cherch\u00e9 Christ. Oh! prenez garde, je vous en conjure! \u00ab Connaissance est puissance, \u00bb dit un proverbe humain, et, appliqu\u00e9 aux choses de la terre, cela peut \u00eatre vrai; mais h\u00e9las! pour ce qui est des choses de Dieu, connaissance est malheur, malheur, MALHEUR, \u00e0 moins que la foi ne vienne s&rsquo;y joindre! Oui, vous dis-je, malheur \u00e0 l&rsquo;homme qui conna\u00eet le bien et qui ne le fait pas, car la col\u00e8re de Dieu tombera de tout son poids sur son \u00e2me!<\/p>\n<p>Mais il me semble entendre une autre excuse. \u00ab&nbsp;Je conviens, dit un de mes auditeurs, que l\u2019\u00c9vangile m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9; mais ce qui m&rsquo;a emp\u00each\u00e9 de le prendre au s\u00e9rieux, c&rsquo;est que je n&rsquo;ai jamais vu personne le mettre en pratique.&nbsp;\u00bb Je conviens, \u00e0 mon tour, que dans la bouche de quelques-uns cette excuse peut avoir une certaine valeur; mais pour le plus grand nombre, j&rsquo;affirme qu&rsquo;elle est fausse et sans fondement. Ah! homme du monde, tu prends plaisir \u00e0 critiquer les mis\u00e8res des chr\u00e9tiens. Tu dis : \u00ab Ils sont en contradiction avec leurs principes; leur vie n&rsquo;est pas telle qu&rsquo;elle devrait \u00eatre \u00bb; et en ceci, h\u00e9las! tu ne dis que trop vrai. Cependant, interroge ton pass\u00e9, cherche dans tes souvenirs, et dis-moi si tu n&rsquo;as jamais connu un seul chr\u00e9tien dont tu aies \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 d&rsquo;admirer le caract\u00e8re. C&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre ta m\u00e8re, la m\u00e8re qui te donna le jour. Ah! n&rsquo;est-il pas vrai qu&rsquo;il y a toujours eu dans la douce figure, dans la sainte vie de celle qui t&rsquo;enfanta, un probl\u00e8me que tu n&rsquo;as jamais pu r\u00e9soudre, un \u00e9cueil devant lequel ton incr\u00e9dulit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 contrainte \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater? Peut-\u00eatre, plus d&rsquo;une fois dans ta vie, as-tu \u00e9t\u00e9 sur le point de rejeter enti\u00e8rement l\u2019\u00c9vangile; mais dans ces moments de tentation, l&rsquo;image v\u00e9n\u00e9r\u00e9e de ta m\u00e8re s&rsquo;est dress\u00e9e devant toi, et tu as \u00e9t\u00e9 vaincu! Ne te rappelles-tu pas, en remontant jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aube de tes souvenirs, ne te rappelles-tu pas que souvent en ouvrant tes yeux au matin, tu rencontrais le regard humide de ta m\u00e8re attach\u00e9 sur toi avec amour, et tu l&rsquo;entendais murmurer tout bas : \u00ab Dieu te b\u00e9nisse, mon enfant! Puisses-tu vivre pour aimer ton Sauveur. \u00bb Ton p\u00e8re te reprenait souvent; elle, presque jamais; mais par des paroles pleines de tendresse, elle cherchait \u00e0 toucher ton c\u0153ur. Souviens-toi de la petite chambre haute o\u00f9 elle se retirait avec toi, et entourant ton cou de ses bras, te consacrait \u00e0 Dieu et priait le Seigneur J\u00e9sus de te sauver d\u00e8s les jours de ta jeunesse. Souviens-toi de la lettre qu&rsquo;elle glissa dans ta main, de la Bible dans laquelle elle \u00e9crivit ton nom, lorsque tu t&rsquo;\u00e9loignas du toit paternel. Souviens-toi surtout de son affliction lorsqu&rsquo;elle apprit que tu commen\u00e7ais \u00e0 te plonger dans les plaisirs du monde, et du douloureux regard qu&rsquo;elle attacha sur toi la derni\u00e8re fois que tu la quittas. \u00ab Mon fils, \u00bb te dit-elle en \u00e9treignant ta main, \u00ab&nbsp;si tu marches dans les voies de l&rsquo;iniquit\u00e9, tu feras descendre mes cheveux blancs avec douleur au s\u00e9pulcre. \u00bb Elle mourut sans que tu la revisses, mais sur son lit de mort elle pensa \u00e0 toi, et au moment d&rsquo;expirer, elle murmurait encore : \u00ab Oh! si seulement je savais que mon fils se convert\u00eet \u00e0 Dieu, je m&rsquo;en irais parfaitement heureuse!&#8230; \u00bb Eh bien, jeune homme, ne sais-tu pas que ta m\u00e8re, du moins, n&rsquo;\u00e9tait pas une hypocrite? Peux-tu douter que sa pi\u00e9t\u00e9 ne f\u00fbt une chose r\u00e9elle? Tu pouvais, il est vrai, te moquer de ton pasteur, tu pouvais dire qu&rsquo;il faisait son m\u00e9tier; mais de ta m\u00e8re, tu ne pouvais te moquer : elle \u00e9tait chr\u00e9tienne, et ton esprit sceptique lui-m\u00eame \u00e9tait forc\u00e9 de l&rsquo;avouer. Que de fois ne supporta-t-elle pas ton humeur irascible et ne r\u00e9pondit-elle que par la douceur \u00e0 tes paroles brusques! Car c&rsquo;\u00e9tait une cr\u00e9ature ang\u00e9lique que ta m\u00e8re; elle semblait en v\u00e9rit\u00e9 trop pure pour ce monde; et quoi que tu puisses avoir oubli\u00e9, s\u00fbrement tu te souviens de cela, jeune homme! Or, je te le demande, un tel exemple ne t&rsquo;enl\u00e8ve-t-il pas toute excuse de ton p\u00e9ch\u00e9? J\u00e9sus-Christ t&rsquo;a parl\u00e9 par la vie de ta m\u00e8re; tu as eu sous les yeux une preuve vivante de la r\u00e9alit\u00e9 du christianisme. Si donc apr\u00e8s cela tu persistes \u00e0 le rejeter, quelle ne sera pas la rigueur de ta condamnation!<\/p>\n<p>Mais ici je pr\u00e9vois une objection. Plusieurs de ceux qui m&rsquo;\u00e9coutent me r\u00e9pondront qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas eu une telle m\u00e8re. \u00ab Notre premi\u00e8re \u00e9cole, me diront-ils, a \u00e9t\u00e9 la rue; le premier exemple dont nous nous souvenions, celui d&rsquo;un p\u00e8re blasph\u00e9mateur. \u00bb Cela peut-\u00eatre, mes amis; mais souvenez-vous, je vous prie, qu&rsquo;il est un exemple parfait, un mod\u00e8le accompli, savoir, Christ; et que ce mod\u00e8le, si vous ne l&rsquo;avez pas contempl\u00e9 de vos yeux, vous avez pu le voir dans sa Parole. Oui, J\u00e9sus-Christ, l&rsquo;Homme de Nazareth, a \u00e9t\u00e9 un homme parfait; il n&rsquo;a point commis de p\u00e9ch\u00e9, et dans sa bouche il ne s&rsquo;est trouv\u00e9 aucune fraude (1 Pierre 2:22). Si donc l&rsquo;excellence chr\u00e9tienne ne vous a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par la vie des disciples, elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 du moins par la vie du Ma\u00eetre; par cons\u00e9quent, en avan\u00e7ant cette excuse, vous avancez un mensonge; car l&rsquo;exemple de Christ, les \u0153uvres de Christ, aussi bien que les paroles de Christ, vous laissent sans excuse de votre p\u00e9ch\u00e9.<\/p>\n<p>Enfin, quelques-uns de vous me diront peut-\u00eatre : \u00ab Nous avons certainement entendu bien des appels, mais ces appels n&rsquo;ont jamais trouv\u00e9 le chemin de notre conscience; nous avons souvent \u00e9cout\u00e9 les ministres de l\u2019\u00c9vangile, mais ils n&rsquo;ont jamais fait d&rsquo;impression sur nous. \u00bb Ah! mes amis, ou je me trompe singuli\u00e8rement, ou il en est bien peu parmi vous qui puissent avec v\u00e9rit\u00e9 tenir ce langage. Jeune homme et jeune fille, je me l\u00e8verai en t\u00e9moignage contre vous au jour du jugement, car je sais que vos consciences ont \u00e9t\u00e9 atteintes. N&rsquo;ai-je pas vu, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un instant, des larmes silencieuses, les larmes, je l&rsquo;esp\u00e8re, de la repentance, s&rsquo;\u00e9chapper de vos yeux? Et quant \u00e0 vous, vieillards, qui aujourd&rsquo;hui, h\u00e9las! \u00eates si difficiles \u00e0 \u00e9mouvoir, vous n&rsquo;avez pas toujours \u00e9t\u00e9 ainsi. Il fut un temps o\u00f9 votre \u00e2me \u00e9tait capable de recevoir des impressions. Oh! souvenez-vous, vieillards, que les p\u00e9ch\u00e9s de votre jeunesse consumeront vos os, si vous vous \u00eates obstin\u00e9s \u00e0 rejeter l\u2019\u00c9vangile. Maintenant je le sais, votre vieux c\u0153ur est comme blas\u00e9; mais vous n&rsquo;en \u00eates que plus inexcusables, car il \u00e9tait sensible autrefois et m\u00eame \u00e0 pr\u00e9sent, n&rsquo;est-il pas vrai, pauvres vieillards, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas compl\u00e8tement endurci? Non, j&rsquo;en suis convaincu, pas une des \u00e2mes qui m\u2019\u00e9coutent ne peut dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9mue par la pr\u00e9dication de l\u2019\u00c9vangile. Dans ce moment m\u00eame, j&rsquo;ose affirmer que plusieurs d&rsquo;entre vous soupirent apr\u00e8s la solitude de leur chambre, car ils sont si troubl\u00e9s par le sentiment de leurs p\u00e9ch\u00e9s, qu&rsquo;ils br\u00fblent de pouvoir, en toute libert\u00e9, r\u00e9pandre leurs c\u0153urs devant Dieu. Mais, h\u00e9las! que dureront ces \u00e9motions, ce repentir, ces larmes?&#8230;<\/p>\n<p>On faisait remarquer un jour \u00e0 un pr\u00e9dicateur \u00e9minent quel \u00e9tonnant spectacle pr\u00e9sentait un auditoire tout en larmes. \u00ab Je connais une chose bien autrement \u00e9tonnante, r\u00e9pondit celui-ci; c&rsquo;est la facilit\u00e9 avec laquelle les gens oublient ce qui les a fait pleurer d\u00e8s qu&rsquo;ils ont franchi le seuil du temple.\u00bb Est-ce l\u00e0 ce que vous allez faire, mes amis? Je ne sais! Quoi qu&rsquo;il en soit, souvenez-vous que l&rsquo;Esprit de Dieu a contest\u00e9 avec vos \u00e2mes. Souvenez-vous qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore le Seigneur a comme plac\u00e9 une barri\u00e8re sur vos pas; il a creus\u00e9 un foss\u00e9 au travers de votre chemin; il a \u00e9lev\u00e9 un signal d&rsquo;alarme devant vos yeux et vous a cri\u00e9 : \u00ab Fils des hommes, prenez garde, prenez garde, prenez garde! Vous vous pr\u00e9cipitez t\u00eate baiss\u00e9e dans les voies de la perdition! \u00bb Et il m&rsquo;a envoy\u00e9, moi son serviteur, pour vous avertir de votre danger. Et c&rsquo;est en son nom que je vous dis \u00e0 tous : \u00ab Arr\u00eatez, arr\u00eatez, arr\u00eatez! Ainsi a dit l\u2019\u00c9ternel : Consid\u00e9rez vos voies; retournez, retournez, convertissez-vous; et pourquoi mourriez-vous, \u00f4 maison d&rsquo;Isra\u00ebl? \u00bb Mais si vous repoussez ce nouvel appel de mon Ma\u00eetre, que vous dirai-je, \u00f4 p\u00e9cheurs?&#8230;. Qu&rsquo;il en soit comme vous le voulez! Si vous \u00e9touffez volontairement ces \u00e9tincelles de la gr\u00e2ce divine, si vous \u00e9teignez ces premi\u00e8res lueurs de l&rsquo;Esprit-Saint, si vous \u00eates r\u00e9solus \u00e0 vous perdre pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, qu&rsquo;il en soit comme vous le voulez! Seulement, rappelez-vous que je suis net du sang de vous tous! C&rsquo;est \u00e0 vous-m\u00eames que vos \u00e2mes seront redemand\u00e9es; c&rsquo;est vous seuls qui serez responsables devant Dieu de votre r\u00e9bellion et de votre incr\u00e9dulit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>IV.<\/strong><\/p>\n<p>Il ne me reste plus que quelques paroles \u00e0 ajouter, mais ces paroles sont terribles au plus haut point; car je dois, au nom de mon Ma\u00eetre, prononcer un verdict de condamnation. Je dois d\u00e9clarer solennellement que le sort le plus effroyable attend tous ceux qui vivent et qui meurent en rejetant Christ. Oui, une compl\u00e8te, une irr\u00e9m\u00e9diable destruction les enveloppera infailliblement. S&rsquo;il y a des degr\u00e9s dans les peines \u00e9ternelles, sans contredit, le plus haut degr\u00e9 sera r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 toute \u00e2me qui n&rsquo;aura pas voulu profiter des invitations de Christ. N&rsquo;avez-vous pas, mes fr\u00e8res, remarqu\u00e9 ce passage de l\u2019\u00c9vangile, o\u00f9 il est dit que le serviteur infid\u00e8le, celui qui a pass\u00e9 son temps \u00e0 battre ses compagnons de service, \u00e0 manger, \u00e0 boire et \u00e0 s&rsquo;enivrer aura sa portion\u2026 (avec qui, pensez-vous?) \u2014 avec les incr\u00e9dules! Comme si l&rsquo;enfer \u00e9tait tout particuli\u00e8rement l&rsquo;h\u00e9ritage des incr\u00e9dules! Comme si l&rsquo;ab\u00eeme avait \u00e9t\u00e9 creus\u00e9, non pas tant pour le fornicateur, pour le blasph\u00e9mateur, pour l&rsquo;intemp\u00e9rant, que pour celui qui m\u00e9prise Christ!<\/p>\n<p>C&rsquo;est qu&rsquo;en effet, la r\u00e9jection de Christ constitue le p\u00e9ch\u00e9 essentiel, le vice primordial. Lorsque les p\u00e9cheurs compara\u00eetront en jugement, leurs autres iniquit\u00e9s les suivront, mais celle-l\u00e0 les pr\u00e9c\u00e9dera. Mes fr\u00e8res, transportez-vous par la pens\u00e9e \u00e0 cet instant supr\u00eame, \u00e0 ce jour du jugement qui approche. Il n&rsquo;y a plus de temps; le son de la derni\u00e8re trompette a retenti dans l&rsquo;espace. Nous sommes tous rassembl\u00e9s, les vivants et les morts. Une foule constern\u00e9e et anxieuse se presse dans les rues. Plus d&rsquo;affaires de bourse maintenant, plus d&rsquo;op\u00e9rations commerciales; le marchand abandonne sa boutique, le prince son palais. Chacun est dans l&rsquo;attente; chacun sent que le grand jour de l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance est enfin venu, et qu&rsquo;il va falloir r\u00e9gler ses comptes pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Un silence solennel r\u00e8gne de toutes parts. Pas un son, pas une voix ne se fait entendre. Toute langue est muette, tout c\u0153ur est d\u00e9faillant&#8230;. Soudain, une grande nu\u00e9e blanche descend majestueusement du ciel. Sur cette nu\u00e9e est assis quelqu&rsquo;un semblable au Fils de l&rsquo;homme. Tout \u0153il le voit, et alors, oh! alors, de la terre qui tressaille jusqu&rsquo;en ses fondements, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve une immense, une formidable clameur. \u00ab C&rsquo;est lui! c&rsquo;est lui! \u00bb r\u00e9p\u00e8tent toutes les bouches. Mais \u00e0 ce cri unanime succ\u00e8de bient\u00f4t un double ch\u0153ur; ch\u0153ur des rachet\u00e9s qui chantent avec ravissement : \u00ab All\u00e9luia, all\u00e9luia, all\u00e9luia! Gloire \u00e0 toi, \u00f4 Fils de Dieu! \u00bb \u2014 et ch\u0153ur de ceux qui ont m\u00e9pris\u00e9 J\u00e9sus, dont les sanglots et les lamentations retentissent dans les airs en notes sourdes et lugubres. \u00c9coutez! Que disent les malheureux? Il me semble distinguer leurs paroles, \u00e0 mesure qu&rsquo;elles tombent de leurs bouches, graves et lentes comme les tintements d&rsquo;un glas fun\u00e8bre. \u00ab Rochers, tombez sur nous, disent-ils; montagnes, cachez-nous de devant la face de Celui qui est assis sur le tr\u00f4ne! (Luc 23:30)&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Mon auditeur inconverti, seras-tu de ceux qui pousseront ce cri de d\u00e9sespoir? Question saisissante et s\u00e9rieuse entre toutes! Je suppose, pour un moment, que tu aies quitt\u00e9 la vie dans ton imp\u00e9nitence, et que, par cons\u00e9quent, tu sois au nombre des infortun\u00e9s qui salueront la venue du Seigneur par des pleurs et des grincements de dents. Oh! quelle ne sera pas alors ta terreur! Ton visage livide, tes genoux tremblants ne seront rien, compar\u00e9s \u00e0 l&rsquo;effroi sans pareil qui remplira ton c\u0153ur, quand tu seras ivre, mais non pas de vin, quand tu chancelleras dans l&rsquo;\u00e9tourdissement de la peur, quand tu t&rsquo;abattras dans la poussi\u00e8re pour cacher ton \u00e9pouvante! Car le Juge est l\u00e0, il approche, il avance, et maintenant l&rsquo;heure du grand triage a sonn\u00e9. \u00ab Rassemblez mon peuple des quatre vents des cieux, mes \u00e9lus en qui mon \u00e2me prend plaisir \u00bb, dit le Seigneur. Aussit\u00f4t cet ordre est ex\u00e9cut\u00e9. Puis on entend ces mots : \u00ab Ramassez l&rsquo;ivraie, et la liez en faisceaux pour \u00eatre br\u00fbl\u00e9e!&nbsp;\u00bb Et on te ramasse, \u00f4 p\u00e9cheur, et tu es li\u00e9 dans le faisceau, et il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 te livrer au feu. Mais o\u00f9 est l&rsquo;\u00e9tincelle qui doit allumer le b\u00fbcher? L&rsquo;ivraie doit \u00eatre br\u00fbl\u00e9e, mais d&rsquo;o\u00f9 viendra la flamme qui l&#8217;embrasera? La flamme, elle jaillit de la bouche m\u00eame du souverain Juge, et des mots tels que ceux-ci la composent : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu \u00e9ternel, pr\u00e9par\u00e9 au diable et \u00e0 ses anges! (Matthieu 15) H\u00e9sites-tu, \u00f4 p\u00e9cheur? \u00abAllez! \u00bb r\u00e9p\u00e8te ton Juge.<\/p>\n<p>\u2014 Implores-tu sa b\u00e9n\u00e9diction? \u00ab Tu es maudit ! \u00bb<\/p>\n<p>\u2014 Veux-tu fuir? \u00ab Le feu \u00e9ternel est devant toi ! \u00bb<\/p>\n<p>\u2014 Demandes-tu gr\u00e2ce?<\/p>\n<p>\u00ab Le temps de gr\u00e2ce est pass\u00e9, r\u00e9pond Christ. Parce que j&rsquo;ai cri\u00e9 et que vous avez refus\u00e9 d&rsquo;ou\u00efr; parce que j&rsquo;ai \u00e9tendu ma main, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu personne qui y pr\u00eet garde; aussi je me rirai de votre calamit\u00e9, je me moquerai quand votre effroi surviendra! (Proverbes 1:24,26) Allez, vous dis-je, au feu qui ne s&rsquo;\u00e9teint point! \u00bb \u2014 et tu y vas!&#8230;. Et quelles sont les pens\u00e9es qui assi\u00e8gent ton c\u0153ur? \u00ab Oh! pl\u00fbt \u00e0 Dieu que je ne fusse jamais n\u00e9! t&rsquo;\u00e9cries-tu avec d\u00e9sespoir; pl\u00fbt \u00e0 Dieu que l\u2019\u00c9vangile ne m&rsquo;e\u00fbt jamais \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9, car je n&rsquo;aurais pas commis le crime de le rejeter! \u00bb Ah! c&rsquo;est alors, p\u00e9cheur, que tu sentiras au fond de ta conscience la morsure du ver qui ne meurt point. \u00ab Je connaissais le bien, diras-tu, mais j&rsquo;ai fait le mal. J&rsquo;ai sem\u00e9 le vent, il est juste que je moissonne la temp\u00eate. Dieu a mis des entraves sur ma route, mais j&rsquo;ai pass\u00e9 outre; il m&rsquo;a appel\u00e9, mais j&rsquo;ai ferm\u00e9 mon oreille; il m&rsquo;a suppli\u00e9, mais j&rsquo;ai repouss\u00e9 ses avances mis\u00e9ricordieuses. Oh! pens\u00e9e de toutes les pens\u00e9es la plus poignante et la plus am\u00e8re! J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 le meurtrier de mon \u00e2me! Je suis perdu, perdu, perdu, et perdu par ma propre faute! J&rsquo;ai repouss\u00e9 l\u2019\u00c9vangile de Christ, je suis l&rsquo;artisan de mon \u00e9ternelle ruine!<\/p>\n<p>En sera-t-il ainsi de toi , mon cher auditeur, en sera-t-il ainsi de toi? \u00c0 Dieu ne plaise! Oh! puisse le Saint-Esprit t&rsquo;attirer irr\u00e9sistiblement vers J\u00e9sus, car tu es trop vil pour c\u00e9der, je le sais, \u00e0 moins qu&rsquo;une force divine ne t&rsquo;y contraigne. Toutefois, j&rsquo;esp\u00e8re pour toi, mon fr\u00e8re. N&rsquo;entends-je pas ta voix murmurer en cet instant m\u00eame : Que faut-il que je fasse pour \u00eatre sauv\u00e9? Je vais te le dire, pauvre \u00e2me : crois au Seigneur J\u00e9sus-Christ et tu seras sauv\u00e9. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre moyen de salut que la foi en Christ. Celui qui croira et qui sera baptis\u00e9 sera sauv\u00e9; mais celui qui ne croira point sera condamn\u00e9 : tel est l&rsquo;enseignement de l\u2019\u00c9criture. Oh! p\u00e9cheurs, regardez donc \u00e0 J\u00e9sus! Voyez : Il est l\u00e0, suspendu \u00e0 la croix, il souffre et il meurt pour vous&#8230; Regardez \u00e0 lui et vous vivrez.<\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab&nbsp;Nul ne peut rendre Dieu propice<\/em><\/p>\n<p><em>Que J\u00e9sus-Christ le R\u00e9dempteur;<\/em><\/p>\n<p><em>Son sang offert en sacrifice ,<\/em><\/p>\n<p><em>Voil\u00e0 la ran\u00e7on du p\u00e9cheur!<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><em><strong>[2]<\/strong><\/em><\/a><em>&nbsp;\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Fussiez-vous m\u00eame les plus vils, les plus souill\u00e9s, les plus d\u00e9grad\u00e9s des hommes, venez, venez \u00e0 Christ. Fussiez-vous l&rsquo;\u00e9cume, le rebut, les balayures de la soci\u00e9t\u00e9, J\u00e9sus vous invite \u00e0 venir \u00e0 lui. Il n&rsquo;est pas jusqu&rsquo;aux \u00e2mes dont Satan ne veut plus, que mon Sauveur ne soit pr\u00eat \u00e0 recevoir. Oh! venez donc \u00e0 lui, qui que vous soyez, tels que vous \u00eates, et vous obtiendrez mis\u00e9ricorde! Mais si vous endurcissez vos c\u0153urs, tremblez! Oui, je vous le dis, tremblez!<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;Car Dieu, de sa gloire jaloux,<\/p>\n<p>Dira, dans son juste courroux :<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;ai cette parole jur\u00e9e,<\/p>\n<p>Que jamais ce peuple endurci,<\/p>\n<p>Puisqu&rsquo;il me r\u00e9sistait ainsi,<\/p>\n<p>Dans mon repos n&rsquo;aurait entr\u00e9e!&nbsp;\u00bb (Psaumes 95:10-11)<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>FIN.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; Lire&nbsp;: le musulman (note de l\u2019\u00e9diteur).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; <em>Chants chr\u00e9tiens<\/em>.<\/p>\n<p>Traduit et publi\u00e9 par \u00ab&nbsp;La Soci\u00e9t\u00e9 des Livres Religieux, Toulouse, 1860, R\u00e9\u00e9dit\u00e9 par Danny Therrien et Hugo Lacasse<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si je n&rsquo;\u00e9tais pas venu , et que je ne leur eusse pas parl\u00e9, ils n&rsquo;auraient point de p\u00e9ch\u00e9; mais, maintenant, ils n&rsquo;ont point d&rsquo;excuse de leur p\u00e9ch\u00e9 (Jean 15:22). Le p\u00e9ch\u00e9 par excellence de la nation juive, celui qui mit le comble \u00e0 la mesure de ses iniquit\u00e9s, ce fut, sans contredit, le rejet [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":219,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,2],"tags":[22,21],"class_list":["post-218","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-charles-h-spurgeon","category-sermons","tag-sermon","tag-spurgeon"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=218"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":455,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/218\/revisions\/455"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/media\/219"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=218"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sauvepargrace.com\/es\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}